Les centres d’aides par le travail

Qui est acceuilli en C.A.T. ?
Comment fonctionnent les C.A.T. ?
Quel est le statut juridique et financier des personnes en C.A.T. ?

Les Centres d’Aide par le Travail (C.A.T.) sont des établissements médico-sociaux qui offrent aux personnes handicapées des activités productives et des soutiens sociaux, éducatifs, médicaux et psychologiques qui conditionnent leur exercice.

Qui est acceuilli en C.A.T. ?

Les personnes handicapées, à partir de l’âge de 16 ans dont la capacité de production est inférieure ou égale au tiers de celle d’untravailleur valide, mais dont l’aptitude potentielle est estimée suffisante pour justifier leur admission.

La personne handicapée qui souhaite bénéficier d’une orientation professionnelle doit à cet effet en faire la demande à la COTOREP en utilisant le formulaire de demande unique.

L’avis d’orientation est pris par la Commission Technique d’Orientation et de Reclassement profesionnel (COTOREP).

La décision d’admission est prononcée par la COTOREP à l’issue de la période d’essai, habituellement de six mois, dans le C.A.T., pour confirmer cette orientation. La période d’essai peut-être réduite ou prolongée selon le cas.

Remarque : l’avis d’orientation en centre d’aide par le travail d’un mineur de 16 à 20 ans ne peut-être prononcé par la COTOREP qu’après consultation de la commission départementale d’éducation spéciale (C.D.E.S.).

Comment fonctionnent les C.A.T. ?

La création des C.A.T. est autorisée par le prefet de région ; qui fixe le nombre de places.

Les C.A.T.fonctionnent en moyenne 226 jours par an. Ils peuvent être publics ou privés

En raison de leur double vocation (mise au travail et soutien médico-social), les C.A.T.disposent d’un personnel d’encadrement des activités de production et d’un personnel assurant la prise en charge médico-sociale grâce à un budget de fonctionnement financé par le ministère des affaires sociales, de la santé et de la ville.

Les dispositions du code du travail s’applique au C.A.T. en ce qui concerne l’hygiène, la sécurité et la médecine du travail.

Quel est le statut juridique et financier des personnes en C.A.T. ?

La personne handicapée accueillie en C.A.T. n’a pas de statut de travailleur soumis au code du travail, ne bénéficie pas d’un contrat de travail et ne peut pas faire l’objet d’un licenciement.

Une fois la décision d’admission prononcée par la COTOREP, la personne handicapée bénéficie de la garantie de ressources dont une partie est prise en charge par l’Etat à hauteur maximum de 50 % du S.M.I.C. en complément d’un minimum de 5 % du S.M.I.C. versé par le C.A.T. Un système de bonification permet de tenir compte du travail effectivement réalisé.

La garantie de ressource peut-être cumulé avec l’allocation aux adultes handicapés dans la limite d’un plafond égal à 110 % du S.M.I.C. La garantie de ressources est considérée comme un salaire pour le versement des cotisations sociales obligatoires.

Textes de base :

Loi n° 75-534 du 30 juin 1975 d’orientation en faveur des personnes handicapées (articles 167 et 168 du code de la famille et de l’aide sociale).

Décret n° 77-1546 du 31 décembre 1977 (Journal Officiel du 12 janvier 1978).